CULTURE, ECONOMIE, POLITIQUE

Restitution des objets d’art

  • Restitution du patrimoine culturel africain en France (auch auf deutsch)

Le président Emmanuel Macron a introduit un changement auprès des relations franco-africaines quand, lors de son discours le 28 novembre 2017 à Ouagadougou au Burkina Faso, il a annoncé qu’il n’y avait plus de politique africaine de la France et qu’il était d’une génération qui percevait différemment l’Afrique.

En outre, il y a proclamé qu’« il voulait que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. »[1] Cette thèse a provoqué un débat international autour des objets et des collections d’origine africaine.

Le gouvernement français avait chargé deux experts, Bénédicte Savoy et Felwine Sarr, de rédiger un rapport et d’analyser la situation. Ils l’ont présenté en novembre 2018 et donné des propositions : Pour eux, les objets concernés sont ceux prélevés en Afrique par la force ou acquis dans des conditions inéquitables, ceux acquis lors d’affrontement militaires pendant la période coloniale (1885 – 1960), ceux récupérés lors de missions scientifiques antérieurs à 1960 et des objets oubliés à remettre. Les auteurs proposent un programme de trois étapes, d’où jusqu’en novembre 2019, les inventaires d’œuvres devaient être remis des musées. La deuxième étape se réfère aux cinq ans dont Macron a parlé pendant lesquelles seraient restituésle matériel iconographique, cinématographique et sonore jusqu’en novembre 2022. A partir de 2022, ils prévoient une ouverture pour que le sujet reste d’actualité et s’élabore.

Ils proposent également d’ajouter un article qui facilite les questions juridiques et de financer les frais de transport et d’assurance autant du côté européen que du côté africain. Les objets seront restitués aux pays d’origine qui adressent une demande de restitution. Les procédures se passeront dans une relation d’état à état et le pays d’origine sera responsable de garder les collections publiques ou de remettre l’objet en question à son propriétaire initial.

Macron était d’accord avec la plupart des propositions, mais a exclu les objets récupérés pendant des recherches scientifiques, encore faudrait-il un contrôle juridique sur l’origine de ces objets ainsi que la nature des dites recherches scientifiques. Tant il est vrai qu’en période coloniale, le scientifique, le religieux ainsi que le militaire se confondaient avec la volonté politique de subordination des peuples colonisés.Le président français avait dès lors annoncé la restitution de 26 objets au Bénin pour lesquels la demande posée en 2016 avait d’abord été refusée. Le Ministre français de la Culture Édouard Philippe ainsi que la plupart des directeurs et directrices de musées en France préfèrent la circulation (le transport des objets de musées en musées)à la restitution et critiquent la définition des objets à restituer. Ils réclament que tout acte pendant la colonisation n’était pas un crime et qu’il fallait faire la différence entre l’histoire et la mémoire. Seulement il revient aux propriétaires de déterminer l’usage de leurs biens, aussi le colonialisme étant de fait une doctrine de domination d’un/es peuple/s par un/d’autre/s, la définition de l’affectation des objets d’arts appartenant aux peuples jadis dominés devra leur revenir en dernier ressort.

Pendant qu’en Europe, de plus en plus de pays adhèrent à l’initiative de restitution comme par exemple la Belgique et d’autres avec del’avance comme l’Allemagne et les Pays-Bas, les pays censés accueillir ces objets et collections effectuent des préparatifs de leur côté. Des demandes de restitution ont déjà été posées par le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Bénin. Souvent, il leur est reprochédes conditions misérables dans les musées nationaux et l’on insiste sur les rénovations des dits musées avant qu’un objet puisse être restitué.

Les actes de Macron ne sont pas partout bienvenus. Certains critiquent l’eurocentrisme qui impose des définitions de l’ouest d’un héritage culturel ainsi que les doutes exprimés autours du mauvais état des musées en Afrique. Ceci est généralisé et témoigne l’existence des préjugés et des stéréotypes. Une étude de Felwine Sarr qui a cartographié plus de 500 musées en Afrique dont la plupart était en bon état conteste cette affirmation. D’autres répliquent la peur d’un musée vide car selon eux une collection devait rester complète sans en enlever quelques objets. C’est pour cette raison que la plupart des pays et aussi une partie des pays en Afrique préfèrent une circulation, mais surtout un libre accès aux œuvres qui appartiennent à leur pays.

 L’Allemagne, dans ce sujet, comme déjà évoqué se dit en avance puisqu’ils existent déjà des projets de coopération et de digitalisation. Les directeurs des grands musées refusent néanmoins de se soumettre à la nouvelle définition des objets donnée dans le rapport et priorisent la recherche de provenance des œuvres.

Auteure Franziska Müller; Redaction: Dolly Afoumba

Rückgabe des afrikanischen Kulturerbes in Frankreich (aussi en français)

Präsident Emmanuel Macron leitete einen Wandel in den französisch-afrikanischen Beziehungen ein, als er in seiner Rede am 28. November 2017 in Ouagadougou (Burkina Faso) verkündete, dass es keine Afrika-Politik Frankreichs mehr gebe und dass er einer Generation angehöre, die Afrika anders wahrnehme.

Außerdem erklärte er, er wolle, dass “innerhalb von fünf Jahren die Bedingungen für die vorübergehende oder endgültige Rückgabe des afrikanischen Erbes an Afrika erfüllt werden”.  Diese These löste eine internationale Debatte über Objekte und Sammlungen afrikanischer Herkunft aus.

Die französische Regierung beauftragte zwei Experten, Bénédicte Savoy und Felwine Sarr, mit der Erstellung eines Berichts und der Analyse der Situation. Dieser wurde im November 2018 vorgestellt und schlagen eine Definition von Raubkunst vor, die folgende Objekte beinhaltet: Für sie handelt es sich um Objekte, die Afrika gewaltsam oder unter ungerechten Bedingungen entwendet wurden, die bei militärischen Auseinandersetzungen während der Kolonialzeit (1885-1960) erworben wurden, die bei wissenschaftlichen Missionen vor 1960 geborgen wurden, und um vergessene Objekte, die übergeben werden sollen. Die Autoren schlagen ein dreistufiges Programm vor, bei dem bis November 2019 die Bestände der Museen übergeben werden sollen. Die zweite Phase bezieht sich auf die von Macron erwähnten fünf Jahre, in denen die Rückgabe von ikonographischem, kinematographischem und Tonmaterial bis November 2022 angestrebt wird. Ab 2022 wird es eine Öffnung geben, damit das Thema lebendig gehalten und weiterentwickelt werden kann.

Darüber hinaus wird vorgeschlagen, ein Gesetz zu erweitern, das rechtliche Fragen und die Finanzierung von Transport- und Versicherungskosten sowohl auf europäischer als auch auf afrikanischer Seite einheitlich regelt und somit erleichtert. Die Gegenstände sollen an jene Herkunftsländer zurückgegeben werden, die eine Restitution beantragen. Die Verfahren werden von Staat zu Staat abgewickelt, und das Herkunftsland ist für die Aufbewahrung der öffentlichen Sammlungen oder die Rückgabe des betreffenden Objekts an den ursprünglichen Eigentümer verantwortlich.

Macron stimmte den meisten Vorschlägen zu, schloss aber Objekte aus, die bei wissenschaftlichen Untersuchungen geborgen wurden. Allerdings, müssen dafür die Herkunft dieser Gegenstände und die Art der so genannten wissenschaftlichen Forschung weiterhin rechtlich kontrolliert werden. Sicher, während der Kolonialzeit wurden die wissenschaftlichen, religiösen und militärischen Aspekte mit dem politischen Willen zur Unterwerfung der kolonisierten Völker verwechselt. und kündigte gleichzeitig die Restitution von 26 Objekten an den Benin an, für die bereits 2016 ein Antrag gestellt, aber zunächst abgelehnt worden war. Kulturminister Edouard Philippe und die meisten Museumsdirektoren in Frankreich ziehen die Zirkulation der Restitution vor und kritisieren die Definition der zurückzugebenden Objekte. Sie behaupten, dass nicht jede Handlung während der Kolonialisierung ein Verbrechen war und dass zwischen Geschichte und Erinnerung unterschieden werden sollte. Über die Verwendung ihres Eigentums können jedoch nur die Eigentümer entscheiden, und da der Kolonialismus in Wirklichkeit eine Doktrin der Beherrschung eines Volkes durch ein anderes ist, muss die Bestimmung der Verwendung von Kunstgegenständen, die den ehemals unterdrückten Völkern gehören, letztlich ihnen selbst überlassen werden.

Während sich in Europa immer mehr Länder der Initiative der Restitution anschließen, wie z. B. Belgien, Deutschland und die Niederlande, treffen die Länder, die diese Objekte und Sammlungen erhalten sollen, ihrerseits Vorbereitungen. Anträge auf Restitution wurden bereits von Senegal, Côte d’Ivoire, Gabun und Benin gestellt. Oft werden sie mit den miserablen Bedingungen in den staatlichen Museen konfrontiert und die Objekte nurunter der Bedingung einer vorhergehenden Renovierung in Aussicht gestellt.

Macrons Aktionen sind nicht überall willkommen. Einige kritisieren den Eurozentrismus, der westliche Definitionen des kulturellen Erbes aufzwingt, und die Zweifel, die über den schlechten Zustand der Museen in Afrika geäußert werden. Dies ist weit verbreitet und zeugt von der Existenz von Vorurteilen und Stereotypen. Eine Studie von Felwine Sarr, die über 500 Museen in Afrika kartiert hat, von denen die meisten in gutem Zustand waren, widerlegt diese Behauptung. Andere wenden sich gegen die Angst vor einem leeren Museum, weil eine Sammlung vollständig bleiben muss, ohne dass einige Objekte entfernt werden. Aus diesem Grund bevorzugen die meisten Länder und auch ein Teil der Länder in Afrika eine Zirkulation der Objekte, vor allem aber einen freien Zugang zu den Werken, die in ihr Land gelangen.

Wie bereits erwähnt, hat Deutschland in dieser Hinsicht eine Vorreiterrolle, da es bereits Kooperations- und Digitalisierungsprojekte gibt. Die Direktoren der großen Museen lehnen jedoch die neue Definition von Objekten in dem Bericht ab und geben der Suche nach der Herkunft der Werke den Vorrang. Hier handelte die letzte Debatte vom neu eröffneten Humboldt-Museum, das ebenso vermutlich oder wissentlich geraubte Kunst ausstellt.

Autorin Franziska Müller; Editorin Dolly Afoumba

Source:

  • CONRAD, Sebastian: „Jenseits des Eurozentrismus: postkoloniale Perspektiven in den Geschichts- und Kulturwissenschaften“, p. 143 – 203, Campus-Verlag, 2013, Frankfurt
  • PEVROULOU, Jean-Pierre: « Atlas des décolonisations : une histoire inachevée », p. 72 – 88, Éd. Autrement, 2014, Paris
  • AKA, Alain : « Culture : ce qu’il faut retenir du rapport commandé par Macron sur la restitution du patrimoine africain », publié le 21.11.2019 dans le journal jeune afrique, URL : https://www.jeuneafrique.com/668966/culture/culture-ce-quil-faut-retenir-du-rapport-commande-par-macronsur-la-restitution-du-patrimoine-africain/, consulté le 25.06.2019
  • BENSIMON, Cyril et Laurence CARAMEL : « Un an après le discours de Macron à Ouagadougou, la politique africaine de la France a-t-elle changé ? », publié le 28.11.2018 dans le journal Le Monde, URL : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/11/28/un-an-apres-le-discours-de-ouagadougou-la-politiqueafricaine-de-la-france-a-t-elle-change_5389808_3212.html, consulté le 07.07.2019

CESSOU, Sabine : « Quels actes concrets dans la restitution des œuvres d’art à l’Afrique ? », publié le 28.04.2019 sur RFI Afrique/Dans le journal RFI Afrique, URL : http://www.rfi.fr/afrique/20190428- restitution-oeuvres-art-afrique-france, consulté le 07.07.2019

[1] BENSIMON, Cyril et Laurence CARAMEL : « Un an après le discours de Macron à Ouagadougou, la politique africaine de la France a-t-elle changé ? », publié le 28.11.2018 dans le journal Le Monde, URL : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/11/28/un-an-apres-le-discours-de-ouagadougou-la-politique-africaine-de-lafrance-a-t-elle-change_5389808_3212.html, consulté le 07.07.2019

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